Chrétiens en Mission

Echos des veilleurs dans les paroisses

Saint-Esprit

Force est de constater que la proposition de Carême 2019, mûrement réfléchie, débouche sur du « nouveau ». L’Eglise de Martinique accompagne les chrétiens catholiques sur un chemin de guérison et de sanctification pendant une longue marche de quarante jours. Il y a du nouveau, au vu de la répartition des activités spirituelles par candélabre, manière d’inciter les fidèles à veiller et prier à la lumière du Christ. La première semaine à la paroisse du Saint-Esprit a été celle du Jeûne et du Chapelet. Le jeûne étant une sorte de ‘prière du corps’ il est aussi un complément de la prière du cœur. La seconde semaine a été axée sur les candélabres de la Sainte Messe précédée et /ou suivie de l’adoration. Avec plusieurs messes en une journée, nous avons pu accueillir d’autres visages inhabituels, mais aussi désireux de goûter les saveurs de l’Evangile et se laisser toucher par la miséricorde divine. De plus, une nuit d’adoration a permis à des groupes, des chorales, des mouvements et des PCE de se convertir en sentinelles d’adoration et du chapelet pour chanter les louanges du Seigneur. Une véritable osmose et continuité entre la messe et l’adoration du Très Saint Sacrement de l’autel. Quelles merveilles fit pour nous le seigneur par notre mère l’Eglise ! Nous avions goûté la paix, la joie et l’amour. Tous ces temps forts ont été une belle expérience et un beau cadeau pour les cœurs souffrants ! Les paroissiens du St-Esprit ont bien accueilli cette marche de carême pour la guérison et la sanctification, et répondent en grand nombre à l’appel. La présence du Seigneur pacifie les cœurs, conduit à un silence intérieur, pendant lequel il façonne et libère. Dans cette relation vraie, réelle avec Jésus, il y a un échange réciproque : « nous pouvons tout lui donner et il nous donne tout, ‘Totus Tuus’ dans l’amour ! Aux temps d’adoration silencieuse nous osons dire comme le Saint Curé d’Ars : « Je l’avise et il m’avise ». « Je le regarde et il me regarde ». Ainsi nous reconnaissons que le Seigneur nous permet de nous réconcilier avec Lui, avec nous-mêmes et avec tous. Seigneur, nous savons que tu es là au cœur de nos vies, viens nous guérir et viens nous sanctifier personnellement et en Église.

Gisèle Bocle et Yolande Maingé,


Vert-Pré

Pour cette année j’ai choisi de vivre mon Carême autrement que les années précédentes.
Lorsqu’il m’a été présenté les différents temps forts prévus dans ma paroisse Sainte Jeanne D’Arc du Vert-Pré pour ce Carême 2019, j’ai décidé, sans me poser de questions, d’être sentinelle pour la 1ère fois. Une expérience que je partage en famille avec ma mère et ma marraine qui sont elles aussi sentinelles pour la 1ère fois.
Nous avons choisi d’être des sentinelles d’adoration, sentinelles de Lectio Divina, sentinelles de chapelet, et nous vivons ces temps forts avec beaucoup de conviction, de joie, de plaisir. Après chaque mission de sentinelles, nous sommes remplies de sérénité et de paix.
C’est avec beaucoup de plaisir que nous renouvellerons cette expérience avec la grâce de l’Esprit Saint.

Velléda


Je participe avec conviction et grand enthousiasme au programme de sentinelles mis en place dans la paroisse du Vert-Pré, dans le cadre de ce carême 2019. J’axe ma prière sur la thématique générale proposée par le diocèse.
J’ai opté pour une pratique spirituelle ancrée sur les « 5 cailloux contre Goliath » pour reprendre l’expression consacrée de Mgr David Macaire. Sur la paroisse du Vert-Pré, ma rencontre avec le Seigneur prend les formes de lecture de la Bible, encore appelée « lectio divina » et d’adoration.
Ce sont des moments très intenses passés en Eglise ; j’apprécie particulièrement le format des rencontres proposées : la prière se vit en petits groupes, en « îlots de ferveur ».
Les semaines à venir, qui prévoient d’aborder les trois autres candélabres : chapelet, jeûne et confession, me permettront d’approfondir encore mon amour pour le Christ et de prier de façon plus intense pour la guérison spirituelle et la sanctification de la Martinique.

Marie-Emmanuel Phanor


Avoir un projet commun en Eglise avec Ecclésia’M 2020 !, nous aide à vivre notre Foi au quotidien au travers des tâches les plus simples et élémentaires. Ce Carême 2019 pour la guérison spirituelle de la Martinique est un cadeau pour notre diocèse.
Personnellement, j’apprécie beaucoup le fait que toutes les paroisses soient investies avec de vrais engagements spirituels, une implication et la présence des prêtres et des fidèles comme jamais je ne l’avais constaté auparavant. Chaque paroisse rivalise d’originalité. Nous avons la possibilité de vivre la messe tous les jours, les 24h d’adoration, les « 1000 Ave » …C’est Magnifique et le plus beau, c’est que je sens bien le Cœur qui est présent en chacun de nous. La Martinique entière vit dans l’unité de la prière. C’est un moment fort pour moi et je suis très touchée par ce Carême. Le Chemin est tracé, suivons-le…
Soyons confiants : notre Seigneur Jésus-Christ écoute ses enfants.

 

Virginie Becheau


La première semaine de Carême a été pour moi déterminante…
Avec le candélabre de l’adoration, la Paroisse du Vert-Pré m’a donné l’opportunité de me retrouver tous les jours avec Jésus pour un cœur à cœur d’une extrême bonté. J’ai pu remettre entre ses mains, notre Martinique si malade, nos prêtres loin de chez eux qui ont tout quitté pour servir notre diocèse. En présence du Christ, je me suis laissé transformer, modeler, façonner. De pouvoir lui dire que je l’aime, pour ce qu’il a fait de moi et pour moi à travers sa grande Miséricorde. Chaque rencontre avec Jésus a été pour moi un moment fort et privilégié, car j’ai pu lui exprimer tout l’amour que j’ai pour lui. Que l’adoration soit pour chacun un trésor inestimable, car JESUS est vraiment présent dans toute sa splendeur. Bon carême à tous !

 

Denis Halmel


Jusqu’à l’année dernière, « vivre le carême » était pour moi quelque chose de relativement abstrait et subjectif. Bien souvent, on ne sait pas trop comment s’y prendre. Combien de temps faut-il jeûner ? Comment faut-il le faire ? Quelles sont les choses que je dois faire et celles que je ne dois pas faire ? Ce sont les principales questions que je me posais. Et ce n’est pas toujours facile de résister à certaines tentations. Mais cette année, vivre mon carême en communauté - mais aussi en famille et entre amis - m’apporte beaucoup plus que lorsque je le faisais seule : à travers cette expérience, j’ai l’occasion de renouer avec la prière et Dieu.
J’apprends à Le reconnaître dans les petites bénédictions de chaque jour mais aussi à L’écouter à travers sa Parole. Pendant la semaine dédiée à la Parole de Dieu par exemple, j’ai lu ma Bible plus de fois que je ne l’avais fait en un an : j’avais cette impression que beaucoup de choses avaient été écrites pour moi.
Dieu répond à mes prières à sa manière... Et le fait de partager ces moments avec ma communauté les rend plus joyeux. Aujourd’hui, je chemine vers Pâques sereinement, en toute conscience de ce que je fais et de comment je le fais. Ma foi ne cesse de grandir et ça ne peut être que pour le mieux.

 

Anne-Sophy, 24 ans, Pastorale des Jeunes